30|11|10

Le leadership dans le sang ?

Pédigree génétique

A en croire un article du magazine The Economist, le management serait inscrit dans notre patrimoine génétique et biologique. Ou du moins en partie, selon ces scientifiques qui attribuent un tiers de nos décisions à la génétique.

Qu’il serait simple de recruter nos vendeurs de voiture en fonction de leur taux de testostérone, et de choisir nos leaders en fonction de leur profil biomoléculaire ! Les performances d’un manager seraient-elles alors proportionnelles au nombre de ses gènes ? Elirions-nous nos politiques sur présentation de leur pédigrée biologique ?

Les choses ne sont certainement pas si simples, comme le suggère cette anecdote révélée par The Economist. L’une des qualités reconnues que l’on attribue à un bon manager est celle de l’extraversion. Or, le gène de celle-ci n’a pu être identifié qu’auprès des femmes. Chez les hommes, l’extraversion ne serait pas innée mais acquise au cours de l’éducation. Les femmes auraient-elles davantage le management dans le sang ?

La question de l’inné et de l’acquis reste donc loin d’être réglée, bien que les scientifiques cernent de mieux en mieux l’interaction entre biologie et psychologie.


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