11|01|11
Connaissez-vous le complexe d’Atlas ?
Ces papas qui portent le boulot comme un fardeau
Foncer tête baissée
dans la bagarre professionnelle, quitte à y perdre des plumes…voilà qui paraît
bien difficile à ces salariés masculins qui souffrent du syndrome d’Atlas.
Considérant le travail comme seul source d’identité, ceux-ci peinent à accepter
ou à faire accepter leur désir de mener une vie familiale et professionnelle
épanouie.
Introduit par Juliette Ghiulamila et Pascale Levet dans leur ouvrage « Les hommes, les femmes et les entreprises : vers quelle égalité ? » (Paris : L’Harmattan, 2007), le syndrome d’Atlas découle d’une vision contraignante et limitée de l’identité du père. Se cantonnant au rôle de salarié, celui-ci se considère comme principale source de revenu, le responsable ultime du bien-être et de la prospérité financière de la famille.
Contrairement aux salariées, pour qui la maternité est une chose naturelle, il estime ne pas avoir d’excuses pour ses faiblesses ou ses éventuels manquements. Il se verrait même pris à envier les femmes qui peuvent librement évoquer l’articulation vie personnelle/vie professionnelle.
Etau
Et voilà notre homme pris dans l’étau d’une pression auto-infligée : celle de ne pas perdre son emploi, de ne pas laisser sa vie familiale interférer avec sa carrière. Ajoutez à cela la hantise de prendre des risques inconsidérés et vous obtenez un salarié inefficace, portant son boulot comme un fardeau.
Au final, le complexe d’Atlas se résume à cela : la crainte d’un père de ne pas être reconnu et confirmé dans son rôle, tant au sein de la famille que de l’entreprise.
En savoir plus: Juliette Ghiulamila et Pascale Levet, Les hommes, les femmes et les entreprises : vers quelle égalité ? (Paris : L’Harmattan, 2007).





